DPE à Saint-Étienne-Gare Routière à Beauvais : bâti, étiquettes et enjeux
À Saint-Étienne-Gare Routière, à Beauvais, les 1 244 DPE analysés décrivent un quartier très majoritairement composé d’appartements et marqué par les constructions de 1948 à 1974. Ses indicateurs énergétiques sont moins favorables que ceux de la ville sur les critères disponibles, ce qui invite à examiner précisément le diagnostic de chaque bien avant une vente ou une location.
Le dossier énergétique de Saint-Étienne-Gare Routière repose sur 1 244 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Beauvais. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur ancienneté, leur typologie et leurs résultats énergétiques. Elle ne doit toutefois pas être confondue avec un recensement exhaustif de tous les logements du secteur. Les chiffres présentent un profil collectif, utile pour situer un appartement ou une maison, mais insuffisant pour attribuer une performance à une adresse particulière. Le quartier se distingue notamment par la place des constructions de 1948 à 1974 et par une consommation médiane supérieure à celle de la ville. Pour vendre ou louer, l’intérêt de cette lecture est donc de donner un contexte au DPE du bien, sans remplacer son examen individuel.
Un bâti surtout collectif, dominé par la période 1948-1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Saint-Étienne-Gare Routière) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 10 | 0,8 % |
| C | 351 | 28,2 % |
| D | 474 | 38,1 % |
| E | 300 | 24,1 % |
| F | 79 | 6,4 % |
| G | 30 | 2,4 % |
La période de construction dominante est celle de 1948 à 1974 : elle représente 59,8 % des diagnostics du quartier. La part des logements construits avant 1975 atteint 67,8 %, tandis que celle des constructions antérieures à 1948 est de 8,0 %. Le poids du bâti ancien tient donc principalement, dans cette base, à la période 1948-1974 plutôt qu’aux constructions les plus anciennes. La typologie est également très marquée : les maisons individuelles représentent seulement 4,5 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ce profil doit accompagner la lecture des résultats énergétiques, sans devenir une explication automatique de chaque étiquette. Les données disponibles ne précisent ni les matériaux, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés. Elles permettent de caractériser l’âge et la forme du parc observé, mais pas de reconstituer l’état technique de chaque immeuble.
- Période dominante : 1948-1974, avec 59,8 % des diagnostics. Cette concentration décrit une caractéristique majeure du bâti observé, sans établir à elle seule la performance d’un logement.
- Constructions avant 1948 : 8,0 % dans le quartier, contre 11,6 % à Beauvais. Saint-Étienne-Gare Routière présente donc une part plus faible de ce bâti que la ville.
- Maisons individuelles : 4,5 % des logements diagnostiqués. Les résultats du quartier correspondent ainsi très largement à un parc d’appartements, ce qui compte pour contextualiser un bien.
L’étiquette D domine, tandis que 109 logements sont classés F ou G
La répartition des étiquettes place la classe D en tête, avec 474 diagnostics. Elle est suivie par la classe C, qui rassemble 351 diagnostics, puis par la classe E, avec 300 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, aucun diagnostic n’est classé A et 10 sont classés B. Les étiquettes F et G concernent respectivement 79 et 30 logements. Ensemble, ces 109 logements constituent les passoires énergétiques identifiées dans la base du quartier, soit 8,8 %. Le profil local ne se résume donc pas aux seules classes F et G : les classes C, D et E occupent une place centrale dans les résultats. Pour interpréter cette distribution, il faut aussi garder une limite importante : aucun croisement entre période de construction, type de logement et étiquette n’est fourni. Il serait donc infondé d’attribuer systématiquement une classe aux appartements d’une époque donnée.
Des indicateurs énergétiques moins favorables que ceux de Beauvais
La comparaison avec Beauvais fait apparaître plusieurs différences convergentes. La part de passoires F et G atteint 8,8 % à Saint-Étienne-Gare Routière, contre 7,8 % à l’échelle municipale. La consommation médiane est également plus élevée : 213 kWh/m²/an dans le quartier, contre 175 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 112 €, contre 1 018 € pour Beauvais, alors que la surface médiane est plus petite, à 55 m² contre 63 m². Ces indicateurs situent le secteur moins favorablement sur les critères énergétiques comparables disponibles. Il s’agit cependant de médianes, et non de moyennes arithmétiques : elles ne décrivent pas tous les logements. Elles ne doivent pas non plus être assemblées pour créer un logement type supposé cumuler exactement la surface, la consommation et le coût médians.
Vendre : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier
Pour une vente à Saint-Étienne-Gare Routière, ces résultats fournissent une grille de lecture du positionnement énergétique du logement. Un bien classé D relève de l’étiquette la plus représentée, avec 474 diagnostics, mais cette fréquence ne renseigne ni sur son état précis ni sur sa valeur de vente. Un logement classé F ou G appartient, lui, au groupe des 109 passoires identifiées dans le quartier. Dans les deux cas, la présentation du bien gagne à distinguer clairement son propre diagnostic des statistiques locales. Les informations disponibles ne permettent de chiffrer ni une décote, ni une valorisation, ni l’effet commercial d’une rénovation. Elles invitent plutôt à préparer une explication factuelle de l’étiquette, de la consommation et du coût estimé figurant dans le dossier individuel. Toute discussion sur des améliorations doit partir des caractéristiques effectivement documentées du logement.
- Présenter d’abord l’étiquette du bien : les 474 diagnostics D donnent un contexte local, mais ils ne permettent pas de présumer du classement d’un appartement voisin.
- Comparer des indicateurs de même nature : les 213 kWh/m²/an du quartier constituent une consommation médiane, distincte du coût annuel médian estimé de 1 112 €.
- Ne pas déduire une valeur immobilière des statistiques : les 8,8 % de passoires décrivent leur présence dans la base, sans mesurer leur effet sur les transactions.
- Documenter les particularités du logement : la surface médiane de 55 m² et la prédominance des appartements sont des repères, non des caractéristiques communes à chaque bien.
Louer : examiner la performance propre au logement et ses limites
Pour une mise en location, la lecture du DPE doit également rester centrée sur le logement proposé. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 112 € aide à comprendre le contexte du quartier, mais ne constitue pas un budget garanti pour un futur occupant. La présence de 79 diagnostics F et de 30 diagnostics G justifie une attention particulière au classement du bien concerné et aux informations techniques de son dossier. Les faits fournis ne comportent toutefois aucun calendrier réglementaire ni aucune règle d’éligibilité à la location : ils ne permettent donc pas de conclure ici sur la possibilité de louer un logement précis. Pour le bailleur comme pour le candidat locataire, la démarche utile consiste à distinguer la situation individuelle des tendances du secteur, puis à vérifier séparément les exigences applicables. Aucun montant de travaux ni aucun résultat après rénovation ne peut être déduit de cette base.
Questions fréquentes
Saint-Étienne-Gare Routière compte-t-il davantage de passoires que Beauvais ?
Oui, dans la base analysée, les classes F et G représentent 8,8 % des diagnostics du quartier, contre 7,8 % à Beauvais. Cela correspond à 109 logements : 79 classés F et 30 classés G. Cette comparaison signale une présence proportionnellement plus importante des passoires dans le quartier, sans permettre de déterminer l’étiquette d’un bien particulier.
Quel type de logement domine dans le quartier ?
Les appartements dominent très largement : les maisons individuelles représentent seulement 4,5 % des logements diagnostiqués. La période 1948-1974 regroupe 59,8 % des diagnostics et la surface médiane est de 55 m². Ces repères décrivent le parc observé, mais les données ne permettent pas de relier précisément une typologie, une période de construction et une étiquette énergétique.
Le coût médian du quartier suffit-il pour préparer une vente ou une location ?
Non. Le coût annuel médian estimé de 1 112 € est un indicateur de contexte, à comparer aux 1 018 € de Beauvais. Pour présenter un logement, il faut s’appuyer sur ses propres données de diagnostic. La médiane locale ne prédit ni sa facture réelle, ni sa valeur de vente, ni un montant de travaux, et ne permet pas de conclure sur sa situation réglementaire.