DPE à Préfecture, Beauvais : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Préfecture, à Beauvais, les 1 331 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements, où les classes C et D dominent. La part de logements classés F ou G atteint toutefois 10,1 %, contre 7,8 % à l’échelle de la ville.

DPE à Préfecture, Beauvais : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier — Beauvais

Le dossier énergétique du quartier Préfecture repose sur 1 331 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Beauvais. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leurs périodes de construction et leurs niveaux de performance. Elles ne constituent pas un inventaire exhaustif du parc résidentiel du quartier : les proportions présentées doivent donc être lues comme celles de l’échantillon disponible. Deux constats structurent cette lecture. D’une part, les étiquettes C et D sont les plus nombreuses. D’autre part, les logements F et G occupent une place plus importante que dans l’ensemble de la ville. Ce contraste invite à distinguer la tendance générale du quartier de la situation énergétique propre à chaque bien proposé à la vente ou à la location.

Un bâti surtout en appartements, marqué par la période 1989-2000

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Préfecture)Part du quartier
A20,2 %
B100,8 %
C62346,8 %
D46134,6 %
E1017,6 %
F1158,6 %
G191,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Préfecture (Beauvais).

La période de construction dominante à Préfecture est celle de 1989 à 2000 : elle représente 40,7 % des diagnostics du quartier. Il s’agit de la tranche la plus représentée, sans qu’elle rassemble à elle seule la majorité de l’échantillon. Le quartier conserve également une composante ancienne : 18,4 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1948 et 31,8 % avant 1975. Ces deux proportions ne s’additionnent pas, les constructions antérieures à 1948 étant comprises dans celles d’avant 1975. Les maisons individuelles représentent 14,7 % des biens, le reste correspondant à des appartements. La surface médiane atteint 60 m². Ce profil décrit donc un ensemble principalement collectif, avec une présence notable de constructions anciennes, mais ne permet pas de préciser les matériaux, l’état d’entretien ou les rénovations effectuées.

  • 1989-2000 : avec 40,7 % des diagnostics, cette période constitue le principal repère chronologique du bâti étudié. Elle ne suffit cependant pas à attribuer une classe énergétique à un logement particulier.
  • Avant 1948 : la part de 18,4 % signale une présence ancienne plus marquée que dans la ville, où elle atteint 11,6 %. Les données ne croisent pas directement cette ancienneté avec les étiquettes.
  • Maisons individuelles : leur part de 14,7 % confirme que la lecture du quartier concerne avant tout des appartements. Les résultats disponibles ne détaillent pas les performances respectives de ces deux catégories.

623 DPE en C et 461 en D : une dominante qui masque des écarts

La répartition des étiquettes place nettement la classe C en tête, avec 623 diagnostics, devant la classe D, qui en compte 461. À l’autre extrémité de la performance énergétique, les classes A et B sont peu présentes, avec respectivement 2 et 10 diagnostics. La classe E rassemble 101 diagnostics, tandis que les classes F et G en comptent respectivement 115 et 19. Le quartier ne peut donc être résumé ni à un parc très performant, ni à un ensemble dominé par les passoires énergétiques. Les résultats montrent surtout une forte présence des classes C et D, accompagnée de situations moins favorables qu’il faut examiner séparément. Pour un logement donné, l’étiquette effectivement attribuée reste plus informative que la classe la plus fréquente à l’échelle du quartier.

  • Classes A et B : 2 diagnostics en A et 10 en B. Leur faible présence dans l’échantillon ne permet pas de décrire les caractéristiques techniques des logements concernés.
  • Classes C et D : 623 diagnostics en C et 461 en D. Elles constituent le cœur de la distribution, sans rendre compte à elles seules de toute la diversité du parc étudié.
  • Classe E : 101 diagnostics. Cette catégorie doit rester distincte du regroupement F et G utilisé ici pour mesurer la part des passoires énergétiques.
  • Classes F et G : 115 diagnostics en F et 19 en G, soit 134 logements et 10,1 % du quartier selon les données fournies.

10,1 % de passoires, mais des médianes inférieures à celles de Beauvais

La comparaison avec Beauvais fait apparaître un profil contrasté. La part des passoires énergétiques atteint 10,1 % à Préfecture, contre 7,8 % pour la ville entière. Pourtant, la consommation médiane du quartier est de 170 kWh/m²/an, contre 175 kWh/m²/an à l’échelle communale. Le coût énergétique annuel médian estimé est lui aussi inférieur : 928 €, contre 1 018 €. La surface médiane est parallèlement plus petite, à 60 m² contre 63 m². Ces indicateurs ne se contredisent pas : une médiane renseigne sur le centre d’une distribution, tandis que la proportion de F et G décrit une catégorie particulière. Le quartier présente aussi davantage de bâti d’avant 1948, avec 18,4 % contre 11,6 %. Les données disponibles ne permettent toutefois pas d’attribuer les écarts de performance à cette seule différence d’ancienneté.

Vendre à Préfecture : situer le bien parmi les 1 331 DPE analysés

Pour vendre un logement à Préfecture, ces résultats fournissent un contexte utile, mais pas une évaluation individuelle. Un bien classé C se situe dans la catégorie la plus représentée, avec 623 diagnostics ; cela ne signifie pas qu’il présente les mêmes caractéristiques que les autres logements de cette classe. À l’inverse, un bien F ou G appartient à une catégorie minoritaire dans le quartier, mais plus fréquente qu’à l’échelle de Beauvais. La présentation du bien gagne donc à distinguer son étiquette, sa consommation estimée, sa surface et sa période de construction. Si des travaux sont évoqués, leur nature et leurs effets doivent être documentés plutôt que déduits de l’âge du bâtiment. Les chiffres fournis ne permettent de mesurer ni l’effet du DPE sur la valeur du bien, ni son influence sur les conditions de vente.

Louer à Préfecture : examiner le DPE au-delà des 170 kWh/m²/an médians

Pour un projet locatif, la consommation médiane de 170 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 928 € offrent des repères, non des garanties applicables au logement choisi. Le candidat locataire peut les utiliser pour situer les estimations du bien, en tenant compte de sa surface et de ses caractéristiques propres. Le propriétaire doit également distinguer le profil général du quartier de la situation exacte de son logement, notamment lorsque celui-ci relève des classes F ou G, qui concernent ici 134 logements. Les seules statistiques fournies ne permettent pas de conclure à la possibilité juridique de louer un bien précis : aucune information réglementaire n’est incluse dans cette source. La lecture du DPE individuel et la vérification des règles applicables restent donc distinctes de cette analyse du quartier.

Questions fréquentes

Le quartier Préfecture est-il moins performant que Beauvais ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Préfecture compte 10,1 % de passoires F et G, contre 7,8 % dans la ville. En revanche, sa consommation médiane est inférieure, à 170 kWh/m²/an contre 175 kWh/m²/an. Son coût annuel médian estimé est également plus bas, à 928 € contre 1 018 €. Il serait donc réducteur de classer globalement le quartier comme plus ou moins performant sans préciser le critère utilisé.

Les logements anciens expliquent-ils les étiquettes F et G du quartier ?

Les données ne permettent pas d’établir ce lien. Elles indiquent que 18,4 % des logements diagnostiqués datent d’avant 1948 et que 134 logements sont classés F ou G, mais ne croisent pas ces deux informations. La période dominante reste 1989-2000, avec 40,7 % des diagnostics. Il faut examiner les caractéristiques de chaque logement pour comprendre son résultat, sans attribuer automatiquement une mauvaise étiquette à son ancienneté.

Peut-on utiliser les chiffres du quartier pour présenter un logement à vendre ou à louer ?

Oui, comme éléments de contexte clairement identifiés. Les 1 331 DPE analysés permettent de situer un bien dans la distribution locale, notamment par rapport aux classes C et D, les plus représentées. Ils ne remplacent pas ses propres résultats. La médiane de 928 € ne doit pas être présentée comme sa dépense annuelle attendue, et les statistiques du quartier ne suffisent pas à déterminer sa situation réglementaire.

Sources officielles

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